Éclaircies pour demain : vers un numérique choisi, non subi
Au fil de cette exploration, une évidence affleure : la compatibilité entre objets connectés et sobriété énergétique n’a rien d’automatique. Elle dépend de nos usages, des choix faits en amont (conception, matériaux, sobriété logicielle), mais aussi de nos façons de questionner le progrès.
À l’ombre du Semnoz comme ailleurs, la transition écologique ne se joue ni dans le refus systématique du numérique, ni dans un enthousiasme aveugle pour chaque nouveauté. Elle s’invente dans l’examen lucide de ce dont nous avons vraiment besoin, dans le partage d’astuces concrètes, dans la capacité à privilégier l’essentiel pour libérer de l’énergie – au sens propre comme au figuré – pour d’autres formes de lien et de créativité.
Nous sommes ici, habitants, associations, collectivités, inventifs dans nos réponses et attentifs à ce qui fait sens. Ainsi, la question ne cesse de revenir comme un souffle : cet objet connecté, ajouté à nos vies, nous rend-il vraiment service ? Nous permet-il d’économiser de l’énergie, ou bien nous conduit-il à en gaspiller autrement ? Le plus puissant des réseaux, c’est peut-être celui que nous tissons, chaque jour, en prenant le temps de penser ensemble un usage numérique à visage humain.
Sources : Statista, Arcep, Ademe, The Shift Project, International Energy Agency, Sénat, Rapport ADEME 2022, Repair Café France.