Des exemples concrets qui inspirent : de l’urbain dense à la campagne périurbaine
Les toitures végétalisées et les murs habités
À Lyon, le projet de la Duchère a permis d’étendre une toiture végétalisée de 7 000 m2, refuge d’oiseaux et d’insectes. À Londres, certaines tours sont désormais garnies de nichoirs encastrés à chaque étage, multipliant les gîtes à moineaux et martinets (source : Green Roof Organisation).
Les murs végétalisés couplés à des prairies en pied d’immeubles deviennent des étapes précieuses pour les papillons ou les abeilles sauvages, de plus en plus nombreuses en ville.
Les passages à faune et micro-ponts verts
Sur le périphérique de Nantes, deux ponceaux dédiés aux crapauds permettent à des dizaines de milliers d’amphibiens de franchir **sans danger** les axes routiers durant leur migration annuelle (LPO). En Autriche, près de Vienne, **des mini-canicules végétalisés de 2 m de large, installés entre parkings et habitations, ont quasiment doublé la diversité des coléoptères dans le quartier** (Urban Biodiversity Research, 2022).
La rivière en filigrane : recoudre la trame bleue
À Annecy, la restauration de la vieille rivière du Fier (en amont de Cran-Gevrier) a permis la réapparition du triton crêté et de la cistude d’Europe. Même en secteur très urbanisé, il est possible de recréer des mares ou des fossés au sein des lotissements ou des zones d’activités pour permettre le passage des amphibiens et des libellules.