Vers une société plus vivante autour du Semnoz
Au pied du Semnoz, les paniers débordent souvent d’un mélange inattendu de légumes anciens, de fruits oubliés et d’aromatiques vivaces – autant de messagers discrets d’une terre qui se transmet, se partage, se protège. Manger local, ce n’est pas seulement sauvegarder le goût : c’est faire acte de présence à soi, à ses voisins, au monde vivant dont nous sommes porteurs.
En choisissant de mettre les fruits et légumes locaux au cœur de nos circuits courts, nous entraînons derrière nous une chaîne de valeurs qui dépasse le simple acte d’achat. C’est tout un écosystème qu’on irrigue, une ruralité qu’on défend, une vision de la société qu’on réinvente, là, au cœur du territoire annécien.
Les marchés bruisseront encore longtemps des discussions sur la meilleure carotte des Bauges, les AMAP continueront de rapprocher des familles autour de paniers partagés – et peut-être, grâce à l’obstination de celles et ceux qui cultivent, commercent et éduquent à la transition, la montagne du Semnoz résonnera un peu plus fort de cette vitalité paysanne qui nourrit le lien, les assiettes et l’avenir de toute la région.