Pourquoi viser le « zéro déchet » ? Un enjeu au-delà du symbole
Le temps où le tri des ordures représentait le summum de l’engagement écologique lors d’un événement est révolu. Selon l’Ademe, un festival de 5 000 personnes génère en moyenne 2,3 tonnes de déchets par jour (Ademe, Déchets événementiels, 2019). Un mariage, une kermesse, une fête associative peuvent, à plus petite échelle, produire en quelques heures l’équivalent des déchets d’une famille sur un mois.
Au-delà de la question du tri, le « zéro déchet » invite à repenser la conception même de l’événement : anticiper, réduire à la source, réparer, mutualiser ce qui peut l’être, réemployer au lieu de jeter. Ce mouvement, qui touche déjà la restauration, la mode ou le bâtiment, infuse peu à peu nos moments de partage. Organiser localement une manifestation responsable devient alors un acte politique, capable d’inspirer les participant·es bien au-delà du temps d’un week-end.