Pourquoi et comment mesurer la qualité de l’air à l’échelle locale ?
Respirer est un acte réflexe, ancestral, mais sa qualité n’a rien d’anodin. L’OMS estime que 99 % de la population mondiale respire un air ne respectant pas ses normes en particules fines (OMS, 2022), responsables de quelque 40 000 décès prématurés chaque année en France (Santé Publique France, 2023).
Localement, la question revêt un enjeu particulier : la vallée annécienne, encadrée par ses montagnes, concentre lors des périodes anticycloniques des polluants issus du trafic routier, du chauffage au bois ou de l’agriculture. Les « classiques » PM2.5 et PM10, composés de suie, poussières et aérosols, côtoient le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3), le monoxyde de carbone (CO), le benzène ou encore le dioxyde de soufre (SO2).
Connaitre la qualité de l’air ici, c’est se donner la possibilité d’agir :
- en adaptant ses activités (jogging, trajets scolaires, ouverture des fenêtres) aux pics de pollution,
- en argumentant localement pour des mesures collectives (zones piétonnes, limitation du trafic, alternatives énergétiques),
- en animant des diagnostics participatifs à l’échelle du quartier.