Pourquoi privilégier les plantes locales ? Forces et vertus dans l’écosystème du Semnoz
De toutes parts nous parviennent les mêmes alertes : insectes en déclin (INRAE, 2023), oiseaux des campagnes qui se raréfient (LPO), pollinisateurs menacés. Or, l’origine du problème se niche souvent dans l’uniformisation de nos paysages, l’emploi massif d’espèces exotiques ou horticoles stériles, la perte de micro-habitats. Nos choix individuels, à l’échelle d’un jardin, ne sont pas anecdotiques : 53% du territoire national hors forêts et terres agricoles est constitué de jardins et espaces privés (source : Natureparif).
Les plantes locales – aussi appelées autochtones ou indigènes – sont celles qui étaient présentes avant les grands bouleversements des derniers siècles, c’est-à-dire bien adaptées au climat, aux sols, et aux communautés d’insectes, d’oiseaux, de mammifères locaux. Ces plantes offrent :
- Nourriture : pollen, nectar, fruits et feuilles adaptés à la faune locale (exemple : 75% des papillons européens dépendent de plantes spécifiques pour leurs chenilles, source : MNHN).
- Hébergement : feuillages persistants, tiges creuses, abris pour de nombreux insectes auxiliaires et petits animaux.
- Résilience : résistance naturelle aux maladies, besoin réduit d’arrosage et d’entretien.
- Rôle dans la chaîne écologique : soutiennent l’installation de champignons mycorhiziens, de micro-mammifères, d’oiseaux, etc.