Une atmosphère si pure ? Un mythe à déconstruire
Au premier regard, Annecy semble bénie des dieux de l’air pur. Les reflets du lac sur la vieille ville, le Semnoz qui veille, les Alpes en toile de fond… L’ensemble compose un tableau où tout respire la nature. Pourtant, cette image bucolique masque une réalité : l’air du bassin annécien révèle depuis plusieurs années des niveaux de pollution préoccupants, spécialement aux abords de la ville et lors des pics hivernaux.
Depuis 2019, Annecy fait partie des agglomérations françaises fréquemment épinglées pour ses concentrations en particules fines (PM10, PM2.5), dioxyde d’azote (NO2) ou ozone troposphérique (O3). Les données d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, la référence régionale pour la surveillance de la qualité de l’air, font état de dépassements réguliers des recommandations de l’OMS [Source].
Comment expliquer cette pollution, alors que l’on vit au pied des montagnes ? Quelles en sont les principales causes, et que pouvons-nous faire, collectivement, pour changer la donne ?