État du terrain : où en sommes-nous autour d’Annecy et du Semnoz ?
Sur notre territoire, l’essor de la mobilité douce est réel, porté par l’élan des voies vertes, la création de zones piétonnes, et l’essor du vélo à assistance électrique. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le « Tour du Lac à vélo » — 16 000 passages quotidiens en été sur l’itinéraire reliant Annecy à Doussard (source : SIBRA 2023) — ou les nombreuses collectivités ayant investi dans des abris à vélos sécurisés à proximité des arrêts de bus ou de gares.
Les transports en commun progressent également, mais avec des dynamiques inégales. Sur Annecy, la fréquentation du réseau SIBRA (bus urbains et périurbains) a connu une hausse de 30 % entre 2015 et 2023 (source : Annecy Agglomération), liée à la mise en place de lignes express (L1, L2), le passage à la gratuité pour les jeunes et la modernisation du matériel roulant.
Le défi : la dispersion résidentielle, le relief, la fragmentation urbaine rendent le dernier kilomètre difficile à résoudre, que l’on vienne de Quintal, Sévrier ou Cusy. C’est pourtant là, sur cette frontière poreuse entre mobilité douce et transports en commun, que se joue la compatibilité.